Paroisse Saint Paul du Rhône
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Halloween
 

Quelle est l’origine d’Halloween ?

Halloween est l’héritière de la fête de Samhain, célébrée il y a plus de 2.500 ans. chez les Celtes et les Gaulois. Cette fête était la plus importante de leurs fêtes.

Dans le monde celte, la nuit du 31 octobre au 1er novembre était le début de la nouvelle année. C’était la fête de la divinité celtique Samhain. Elle était marquée par tout un cérémonial. Pendant cette nuit les esprits des trépassés pouvaient revenir dans leur demeure terrestre et les vivants devaient les accueillir. Mais l’ouverture des portes de l’autre monde permettait aussi l’intrusion d’esprits maléfiques. Les esprits des morts de l’année devaient partir dans l’autre monde. Il s’est produit un certain amalgame entre la fête de Samhain et les idées chrétiennes concernant les défunts et le purgatoire et cela a donné naissance à la fête d’Halloween.

Halloween aux Etats-unis

A la suite d’une famine, les pratiques d’Halloween se déplacèrent, avec l’émigration irlandaise de 1646/48, vers les États-Unis. C’est à la fin du 19eme siècle, qu’Halloween y devient une grande fête avec les déguisements et les décorations tournant autour des têtes de morts, fantômes, squelettes, sorcières. Elle se transformât en fête des enfants. Les enfants déguisés défilaient dans les rues en frappant aux portes et en revendiquant des petits cadeaux (des bonbons) sous menace de malédiction en cas de refus.

Comment Halloween est il arrivé en France ?

Jusqu’au début des années 90, Halloween est inconnue de la plupart des Français. En 1992, la société César, spécialisée dans le déguisement, travaille sur Halloween afin de l’implanter en France. 1997 est l’année du grand lancement, massif. Les entreprises américaines en France font la promotion d’Halloween : Disneyland Paris , Coca-Cola , McDonald’s. D’autres sociétés suivent.

Cette fête a un grand succès commercial. Elle est très apprécié des enfants. Elle se substitue à la Toussaint auprès des jeunes générations. Même dans certaines écoles publiques on fête Halloween.

Les croyants, essentiellement les chrétiens, catholiques, protestants et orthodoxes, contre-attaquent, surtout à partir de l’année 2000. Mgr Hippolyte Simon, évêque de Clermont-Ferrand et vice-président de la Conférence épiscopale et Mgr André Vingt-Trois, évêque de Tours manifestent leur opposition.

Les symboles d’Halloween

La citrouille symbolise une âme errante chassée à la fois du ciel et de l’enfer. La coutume de transformer des navets, puis citrouilles en lanterne vient du folklore irlandais ; Elle est aussi liée à la légende de Jack O’Lantern, un homme obligé d’errer sur terre après sa mort car ni Dieu, ni le Diable ne voulaient de lui. Les citrouilles illuminées dans la nuit permettaient à Jack de retrouver son chemin.

Les squelettes ont certainement pour origine les reliques de Saints vénérées le jour de la Toussaint

Les masques et les déguisements avaient pour fonction de faire peur aux esprits ou de les apaiser en leur ressemblant, voire de s’identifier à eux afin de s’en protéger.

Halloween est il dangereux ?

Pour beaucoup, Halloween n’est qu’une fête folklorique ou les enfants se déguisent, un moment de détente, un jeu et des costumes. Son coté actif et visuel plait aux enfants.

Sous ses airs de fête "bon enfant", Halloween présente bien des dangers. Halloween, qui est une fête païenne, risque de nous faire perdre le sens de la fête chrétienne de la Toussaint.

De plus, il est dangereux pour les enfants de banaliser le monde occulte et ses hideux personnages et de les initier au monde des ténèbres. Les défunts, les squelettes et leurs fantômes viennent nous faire peur et nous menacer de la mort. La symbolique d’Halloween célèbre les puissances spirituelles obscures et dangereuses, les sorcières et les influences sataniques. Halloween qui est la fête de la mort est devenue aussi la fête du diable.

La fête d’Holy Wins

En réaction contre la fête païenne d’Halloween, des jeunes catholiques ont pris l’initiative le 31 octobre, de témoigner de leur espérance chrétienne face à la mort et de leur foi en la résurrection, en faisant une fête qu’ils ont appelé "Holy Wins". Ils ont commencé en 2002 à Paris, sur le parvis de l’église St Sulpice, par un concert rock ou ont participé plus de 8000 personnes.

En 2003, de plus ils ont distribué gratuitement dans les rues et à l’entrée des cimetières un journal édité à 200 000 exemplaires. Au sommaire, des témoignages de plusieurs personnalités sur la mort et la souffrance et des réflexions répondant aux questions au sujet de la mort, la peur, la sorcellerie, le monde des esprits... A Lille, Reims, Hyères et Versailles des paroisses ont proposé une démarche similaire.


Source : http://cybercure.cef.fr





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