Paroisse Saint Paul du Rhône
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Portes-lès-Valence
 

Histoire de Portes-les-Valence

(texte de M. J. n Couriol et M. J. G. Pinède)

Avant 1908... :

Au début de notre ère, le peuple indigène des Segauvellauniens dominait la plaine de Portes.

L’époque romaine connut l’édification de 2 vastes domaines ruraux. le territoire était alors divisé en centurion.

Pendant le moyen âge, un petit hameau s’était constitué autour de l’église de Saint-Gervais et de son cimetière, dans les ruines d’une des villas romaines.

A la Révolution, Fiancey qui s’étendait à l’Est de la Nationale 7, entre Valence et Étoile devient une municipalité, appartenant au canton d’Etoile, mais la réorganisation de l’an VIII en fit une commune de Valence dont le chef-lieu était Portes et se situait entre l’actuelle place de la République et la rue Voltaire.

Au XIXe siècle la "maison commune" et la première école créée dans le village. le trafic sur la Nationale 7 déjà s’intensifiait (on comptait pour l’année 1830 : 44650 voitures au Pont de l’Isère, tirées par 95606 bêtes de trait) pendant que les première charettes d’outillages arrivaient à Portes (26 juin 1852) pour le début des travaux de la voie ferrée. Portes-lès-Valence était surtout un pays agricole. On y cultivait le seigle, le blé, l’avoine, l’orge et la betterave. On y élevait également le ver à soie.


La Naissance de Portes-les-Valence... :

On conçoit bien les difficultés rencontrées par les élus de Fiancey au début du 20e siècle, après l’installation du triage et du dépôt.

Non seulement leur commune est séparée du Rhône par un étrange appendice appartenant à Etoile et par une bande de terrain relevant de Valence, mais le triage se trouve sur Etoile et les Portois habitent trois communes différentes ! Ainsi Fiancey, qui ne retire aucun revenu direct du chemin de fer, doit supporter de nombreuses charges : les deux-tiers des enfants qui fréquentent ses écoles viennent des autres communes.

A Portes même, aux inégalités d’imposition s’ajoutent tous les tracas administratifs. Le hameau n’arrive pas, par exemple, à obtenir un poste téléphonique...Dès 1877 circulent des pétitions demandant le rattachement complet de Portes à Fiancey.

Elles sont signées par des habitants d’Etoile et de Valence qui se plaignent de l’éloignement de leurs chefs-lieux et des désagréments que leur causent ces limites communales aberrantes. On conçoit que les élus d’Etoile soient fermement opposés à toute modification.

Le problème est d’ailleurs encore compliqué par le désir séparatiste des habitants du quartier des Lacs. Depuis la Révolution, ils réclament régulièrement leur rattachement à la commune de La Vache (aujourd’hui Beauvallon), plus proche pour eux et qui est déjà leur paroisse. Mais leur départ serait une catastrophe pour la commune de Fiancey dont c’est, en raison de la richesse agricole de ce secteur, la principale source de revenus sous forme de "centimes additionnels".

Les tractations durent des années. La préfecture crée une "commission syndicale", nomme un commissaire enquêteur, Alcide Chanas, maire de Beaumont qui rend un rapport très favorable à l’annexion de Portes par Fiancey. Un "comité républicain" en appelle aux parlementaires, Louis Dumont, député de Valence, et Maurice Faure, sénateur de la Drôme.

C’est finalement le 3 avril 1908 que le Président de la République Armand Fallières signe le décret officiel de la naissance de la nouvelle commune de Portes- lès-Valence. Elle est composée de l’ancienne commune de Fiancey, de 300 hectares retirés à la commune de Valence et de 200 hectares pris sur celle d’Etoile.


L’évolution de Portes-les-Valence :

Le 3 avril 1908, Fiancey annexe trois cents hectares de terrain situés sur la commune de Valence, deux cents hectares sur la commune d’Etoile et prend le nom de Portes-lès-Valence.

Portes-lès-Valence devient une cité cheminote. Durant la deuxième guerre mondiale, elle va connaitre des momoents tragides mais aussi héroiques.

Au milieu des années 60 fut pris de grandes décisions au plan économique.Le milieu des années soixante fut la période des grandes décisions au plan économique. C’est à cette époque que fut créée la première zone industrielle, entre la R.N. 7 et les voies ferrées au nord de la commune, et à l’ouest des voies ferrées. . C’est en 1965 que le conseil municipal dérida de créer une vaste zone industrielle entre le Rhône et l’autoroute qui connaît des implantations importantes qu’il serait fastidieux d’énumérer.

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Manufacture de corsets Anthon dans les années 1920

Les armoiries :

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Armoiries de Portes

Le blason témoigne de la fusion de trois commune en une seule crée en 1908. Ce blason en forme de bouclier, se lit toujours dans l’ordre suivant : le champ, les pièces ou figures, les ornements extérieurs.
Vue de face : la dextre est la gauche du lecteur, la senestre sa droite.
La surface (le champ) est divisé en neuf parties.
L’Ecu est divisé en partitions engendrées par des lignes.
Le notre coupé par une ligne oblique est dit "taillé de gueule"
Les couleurs sont : rouge dans le dextre, bleu dans le senestre.
Les meubles interieurs sont de couleur or.
Iles situent bien la situation géographique de la ville.

Axe vertical Nord Sud de la Vallée du Rhône. A la porte du Dauphiné avec une porte dans le dextre et un Dauphin dans la sestre. .

Les ornements extérieurs : A gauche une branche de pêcher (production locales). A droite une tige de blé. A la pointe de l’Ecu : la Croix de Guerre (accordée à la ville pour sa résistance à l’ocupant Allemand). Le fanion comprend donc l’Ecu décoré aux couleurs énoncées plus haut. La grande médaille de PORTES de 81 mm de diamètre a sur son revers un ornement particulier symbolisant l’ensemble des trois grands axes : Rail-Route-Fleuve. Trois débouchés importants avec son port fluvial au carrefour Rhône-Isère.


Portes-les-Valence aujourd’hui... :

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Vue aérienne de Portes-les-Valence

Aujourd’hui 60 ha ont été commercialisés et les perspectives ouvertes par l’installation d’une plate-forme logistique de transport, dans le cadre de la politique économique menée au sein de l’agglomération valentinoise par les cinq communes du SISAV, laissent bien augurer de l’avenir. Parallèlement à cette zone lourde, des zones artisanales se sont développées sur l’initiative de la commune. Ce développement assez exceptionnel cours de ces trente dernières années entraîné un accroissement spectaculaire de l’emploi sur la commune de Portes-lès-Valence.

L’histoire et la vie actuelle de Portes-lès-Valence sont indissociables de sa situation sur l’une des routes méridiennes les,plus fréquentées du continent européen.
Le Rhône, toujours redouté pour ses crues (comme en 1812, 1840, 1856 ou 1993) a été pendant des siècles l’axe principal de circulation, malgré les difficultés de la "remonte". Aujourd’hui corseté, sinon dompté, il ne joue pas encore, en attendant la future liaison Rhin-Rhône, la fonction économique escomptée.

La voie terrestre, tracée dès la préhistoire, aménagée par les Romains, reconstruite au 18e siècle, tient aujourd’hui le premier rôle. La route, longtemps supplantée par la voie ferrée, domine désormais avec l’A 7 qui connaît des flux estivaux étonnants (plus de 60 000 véhicules par jour en été

Si elle peut apparditre aujourd’hui comme une simple banlieue de Valence, Portes possède pourtant des caractères spécifiques très marqués. Issue d’une modeste commune à vocation entièrement agricole, Fiancey, elle a connu une extraordinaire expansion liée à la présence d’un complexe ferroviaire parmi les plus importants du sud-est de la France. Et plus récemment, elle a réussi avec bonheur sa reconversion en ville industrielle, sans renoncer pour autant, mais en la modernisant, à sa fonction traditionnelle de plaque-toumante pour les transports.






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